TRAFALGAR

Les fortunes de mer[1] ont toujours alimenté les fantasmes des rêveurs ou  des aventuriers. Aux travers ces pages, j’espère vous faire découvrir les naufrages ou aventures des plus célèbres embarcations ayant naviguer sur les océans ou mers du monde.
Aujourd’hui je vais devoir me mordre l’intérieur de la bouche pour vous relater, non pas le naufrage d’un navire, mais celui d’une flotte.
Les Anglophones connaissent Trafalgar Square, nous Français parlons d’un coup de Trafalgar. Une vision différente de chaque côté de la Manche pour une même bataille, des vainqueurs  – des vaincus, le lot de tout anciens ennemis.
Le 21 octobre 1805 voit s’affronter la flotte Franco-Espagnole sous les ordres du Vice-Amiral Villeneuve à la flotte Anglaise sous les ordres de l’Amiral Horatio Nelson au large du cap Trafalgar, au sud de la péninsule Ibérique près de Cadix.

C’est la Bataille de TRAFALGAR.

Napoléon I° a pour ambition de conquérir l’Angleterre. Celui-ci se lance à nouveau dans la préparation d’une invasion. La Grande Armée est regroupée au camp de Boulogne à compter de l’année 1803. Mais la traversé de la Manche reste le problème ultime de l’Empereur. Afin de lui permettre de faire traverser ce « bras » de mer à ses troupes, il souhaite obtenir une supériorité navale contre la Royal Navy.
Pour lui permettre de damer le pion à la flotte Anglaise, il doit réunir ses deux flottes, celle du Ponant basée à Brest et celle du Levant, basée à Toulon. Il pense également y joindre différentes escadres présentes sur la façade Atlantique et la flotte Espagnole, alliée traditionnelle de la France contre l’Anglais.
L’éternel ennemi surveille de prêt les flottes Françaises. Sur le grand échiquier maritime, nous retrouvons :
Au Ponant
Le Vice-Amiral Gauteaume, commandant la flotte de Brest,  surveillé par le Vice-Amiral Cronwallis.
Le Contre-Amiral Missiessy, commandant l’escadre de Rochefort,  surveillé par le Vice-Amiral Calder.
Au Levant
Le Vice-Amiral Villeneuve est bloqué dans l’arsenal de Toulon par la Mediterranean Flett commandée par le Vice Amiral Nelson.
Toutefois, NELSON applique un blocus relâché, ainsi  il espère inciter Villeneuve à prendre la mer, pour lui livrer bataille.
Les deux hommes c’étaient précédemment croisés à Aboukir en 1798. Villeneuve y commandait l’arrière-garde de la flotte française. A cours de cette bataille il n’était pas intervenu dans le combat contre Nelson. N’ayant pas reçu d’ordre d’attaque, il n’avait pas pris d’autre initiative que celle de fuir avec trois vaisseaux et deux frégates à la faveur de la nuit.

Horatio NELSON

Napoléon a pour objectif de détourner les flottes Anglaises de la protection de la Manche.
Malheureusement la glorieuse Royale de Louis XVI avec ses diverses victoires sur la Royal Navy n’est plus. La révolution passant, nombre de grands Commandants ont été guillotinés, au mieux écartés de leurs Commandements. Ainsi la médiocrité du commandement de la flotte Napoléonienne et la mauvaise coordination des manœuvres militaires empêchent les différentes flottes d’opérer une jonction.
Secrètement Napoléon ordonne à ses amiraux et ses alliées d’appareiller et de naviguer en direction des Antilles.
Villeneuve doit ainsi passer sa flotte du Levant en Atlantique,  se renforcer de l’escadre espagnole pour menacer les colonies anglaises de l’arc Antillais et y attirer la Royal Navy.
La voie libre, il doit cingler sur la Manche. Il sera également renforcé, en cours de route,  par l’escadre du Ferrol[2]  et celle de Rochefort. Alors forte de 50 vaisseaux, la flotte impériale pourra repousser la Channel Fleet, forte de 30 vaisseaux aux ordres de William Cornwallis et ainsi aborder le Pas-de-Calais. La flotte pourra couvrir le transport de la Grande Armée de Napoléon de  Boulogne à Douvres.

Cette manœuvre a été mise au point par le vice-amiral Latouche-Tréville, qui aurait du la diriger. Cette opération de grande envergure et ambitieuse devait être parfaite sur le papier. Elle impliquait un vaste mouvement transatlantique de  quasiment l’ensemble de la flotte Française et d’une partie de la flotte Espagnole.
Celles-ci étaient ainsi exposées aux aléas de la nature et des faiblesses de cette armada, dont la plus grande était les difficultés de communication entre des flottes en mouvement. Mais également au moral des équipages de la flotte face à l’audace et à la ténacité de commandants anglais intrépides ou adulés.
Cette manœuvre audacieuse supposait qu’elle fût conduite par un véritable chef, galvanisant et dirigeant de main de maître ses hommes et commandants. Capable d’initiatives et d’adaptation  face aux imprévus du combat et aléa de la nature. Il devait avoir toute la confiance de ses subordonnés et de sa hiérarchie.
C’était le cas de Latouche-Tréville, hélas celui-ci meurt d’une crise cardiaque sur le pont du Bucentaure, bateau amiral de la flotte Française.
Napoléon choisit de le remplacer par Villeneuve, qu’il sait loyal, prudent et discipliné. Mais également  qu’ il pense être accompagné par la chance.
Suivant les ordres Villeneuve appareille de l’Arsenal de Toulon le 29 mars 1805 pour prendre la direction de l’Atlantique. Il arrive à tromper la vigilance des frégates d’observation de Nelson. A ce moment là, sa flotte est composée de dix neuf navires[3], rapides et en très bon état de navigation.  Il compte prendre de vitesse ses adversairs.
Dès l’alerte de l’appareillage de son ennemi, Nelson dispose sa flotte sur la route de la Méditerranée orientale. En effet il suppose que Villeneuve a reçu l’ordre d’attaquer Malte, Naples ou l’Égypte.
Pari gagné pour Villeneuve qui passe le détroit de Gibraltar le 8 avril et gagne Cadix. Il y retrouve l’Aigle[4] qui se joint à sa flotte. Villeneuve compte se renforcer de l’escadre de Cadix, mais les Espagnols ne sont pas prêts et seulement un vaisseau se joint à l’escadre du Levant. Il est convenu que les autres navires Espagnols rejoindront la flotte aux Antilles.
Le 12 mai la flotte aborde les eaux Antillaises. Elle est rejointe par deux vaisseaux de l’escadre de Rochefort et six vaisseaux Espagnols deux jours plus tard.
Fort d’une force de vingt navires de ligne, Villeneuve devait harceler les colonies Anglaises, comme les ordres reçus lui dictaient. Seul fait marquant de cette campagne plutôt inactif, la prise du rocher du Diamant le 2 juin 1805 par une division sous le commandement du Capitaine Cosmao-Kerjulien.
A la capture d’un navire de commerce britannique, il apprend que la flotte de Nelson est arrivée dans les eaux Caribéennes. A cette nouvelle, Villeneuve décide de quitter les eaux tropicales pour regagner l’Atlantique Est.
Comme souvent les tempêtes font rage en Atlantique, ainsi la flotte essuie une violente tempête. L’indomptable perd un mât, ralentissant la flotte qui ne peut l’abandonner.
De son côté Nelson regagne Gibraltar pensant y intercepter la flotte sous les ordres de Villeneuve. Toutefois il dépêche un navire rapide à l’Amirauté pour les informer le retour de la flotte ennemie sur les côtes Européennes. Les flottes Anglaises du Ponant sont mises en alerte.
A l’approche du cap Finistère, le vent tourne à nouveau contre les Français et les Espagnols. L’état de la flotte et les vents contraires l’empêche de gagner rapidement le golfe de Gascogne, elle est repéré par l’Anglais.
Informé du retour de l’ennemi, le vice-Amiral Calder avait regroupé une flotte de quinze vaisseaux aux abords du Cap Finistère.
S’engage la bataille du Cap Finistère. Bien qu’inférieurs les Anglais capturent deux navires espagnols. L’arrivée du brouillard sépare les flottes et met fin à l’escarmouche.
Le lendemain bien que les vents lui soit favorables, Villeneuve n’engage pas le combat contre la flotte de Calder, mais prend la direction de la baie de Vido où il abandonne les navires en mauvais état et les blessés, puis se réfugie à La Corogne.
Il y reçoit les ordres de l’Empereur qui sont très clairs, REGAGNER BREST !
Par la même, il apprend qu’une escadre française de cinq vaisseaux, dont le puissant Majestueux[5] et 3 frégates se dirige vers le Sud pour se joindre à sa propre flotte, sans résultat.
Le 13 août Villeneuve quitte enfin La Corogne et fait route sur Brest, où il doit faire sa jonction avec la  flotte du Ponant sous les ordres de Ganteaume.
La propagande et la déformation Anglaise font croire à Villeneuve qu’une importante force navale britannique naviguait dans le golfe de Gascogne. Il redoute d’avoir à affronter celle-ci avec des navires éprouvés et des équipages épuisés et malades. Villeneuve fait ainsi mettre les voiles sur Cadix où sa flotte arrive le 21 août, sans avoir fait sa jonction avec Ganteaume.
Nelson reçoit de nouveaux ordres, il est chargé de commander une nouvelle flotte et de surveiller la flotte Franco-Espagnole retranchée dans la baie de Cadix.
Il prend la mer à bord du HMS[6] Victory le 15 septembre et rejoint sa flotte le 29 septembre. Il fait surveiller la baie et Cadix par des Frégates et places ses navires de ligne hors de vue des Français, à quelques lieux de là.
Villeneuve semble peu enclin à quitter Cadix, ses capitaines et équipages craignent Nelson. De plus  bon nombre ont été affaiblis par la longue campagne aux Antilles. Une partie de la flotte semble peu expérimentée au feu.
L’Amiral Decrès, ministre de la marine, ordonne à Villeneuve de regagner la Méditerranée pour débarquer ses troupes en Italie. Et qu’il doit le faire sans plus attendre, même si pour se faire il doit affronter la flotte Anglaise de Nelson. Au travers ces ordres Villeneuve devine l’ire de l’Empereur au regard de son échec et de son immobilisme. Il sait qu’il devra rendre des comptes.
Le 18 octobre, le Vice Amiral Rosily arrive à Madrid, il est envoyé par le ministère pour remplacer Villeneuve.
Au même moment, les vigies Espagnoles signalent le départ de six vaisseaux britanniques vers Gibraltar.
Ces deux évènements décide Villeneuve a ordonner l’appareillage de la flotte. Le 20 octobre elle quitte Cadix direction la Méditerranée via le détroit de Gibraltar. Il organise sa flotte en trois colonnes. A la tombé de la nuit, l’Achille signale dix-huit navires britanniques à leur poursuite dans le nord-ouest. Au cours de la nuit, craignant de voir sa route de replie sur Cadix coupée, il ordonne à la flotte de virer lof pour lof[7] et de former une ligne de bataille. La flotte se prépare au combat.
Un faible Suroît[8] souffle sur les deux flottes qui convergent l’une vers l’autre. Elle vont se croiser le 21 octobre au sud-est du Cap Trafalgar.
Le début de l’affrontement approche, Nelson, en grand chef tient à galvaniser ses équipage, il fait hisser un signal à leur intention. Celui-ci restera longtemps une référence pour tous les Anglais : « England expects that every man will do his duty » .[9]

Le corps de la Bataille (Nicholas Pocock)

La flotte Franco-Espagnole progresse en une ligne. A cette époque, les affrontements maritimes répondaient à quelques tactiques, la plus usuelle était la bataille en ligne, d’où le terme « Navire de Ligne ». Ainsi chacun essayant d’avoir l’avantage du vent et de la marée, présentait sa flotte à la « queue leu-leu ». En se croisant, elles se canonnaient copieusement tout en tirant de la mitraille sur le pont de l’adversaire pour tuer ou blesser le maximum de membres d’équipage ou d’officiers. Elles faisaient éventuellement demi-tour pour un second affrontement aux canons.
Le professionnalisme des canonniers à manœuvrer et charger leurs pièces rapidement était un atout pour la victoire qui souvent était accordée à celui qui avait le moins de perte.
L’avantage de Villeneuve, un nombre de vaisseaux supérieur à son adversaire, mais l’avantage de Nelson c’est une flotte beaucoup plus aguerri, rompue au combat face à une flotte Espagnole vieillissante et une flotte Française plus récente mais armée d’un équipage pas assez entraîné.
Certains pourraient penser que Villeneuve et ses commandant ont eu une mauvaise tactique. Il n’en serai rien. Les techniques de combat de Nelson étaient bien connues et les commandants Français et Espagnols avaient anticiper cette tactique de l’Amiral Anglais.
Il avait été convenu d’attirer Nelson avec une ligne de combat composée des navires les plus lents.  En deuxième rideau, devaient naviguer les navires plus léger et plus rapide. Ainsi dès que Nelson casserait la ligne de combat et prendrait en tenaille un vaisseau, la flotte Franco-Espagnole monterait à la défense de l’infortuné et ainsi contrer l’attaque du stratège Anglais et lui infliger la défaite.
Malheureusement, comme souvent lors des batailles navals, les éléments ont joué contre la flotte coalisée. Une forte houle de Suroît a mis à mal la stratégie de Villeneuve. Les bateaux fatigués ont eu du mal à se tenir en ligne et le manque d’entraînement de la flotte Française s’est fait ressentir. C’est différents éléments ont eu pour conséquence que la flotte Franco-Espagnole s’est retrouvée à aborder le combat en présentant à l’ennemi une belle ligne de combat et non deux comme le plan de l’amiral Français le prévoyait.
Ainsi la flotte franco-espagnole, disposée sur une interminable ligne de six kilomètres manœuvra au large du cap Trafalgar.
Nelson décide d’attaquer la ligne ennemie à la perpendiculaire en quelques points ,afin de séparer la flotte coalisée et ainsi prendre l’avantage malgré son infériorité numérique.
Il sépare sa flotte en deux lignes. Dirigeant la première, il attaque la ligne ennemie au milieu à la perpendiculaire, la coupant en deux. Cette manœuvre par vent arrière faible est lente, mais Villeneuve ne peut esquiver l’attaque. L’arrière garde, isolée est attaquée par la seconde ligne Anglaise. Les vaisseaux sont écrasés méthodiquement.

Plan de bataille (Archives nationales AE/III/230).

La ligne coupée, Nelson a pour ambition de prendre le navire Amiral Français, le Bucentaure. Aussi, le capitaine du HMS Victory s’engage juste derrière le Bucentaure. Au passage sous la poupe du vaisseaux Français, Nelson fait tirer à bout portant sa bordée de 50 coups de canons. Celle-ci ravage le pont et les batteries supérieures du navire. Le gaillard arrière vol en éclats. Cette slave sème mort et désolation sur le pont intermédiaire, et met en pièces une partie du gréement. L’attaque est brusque et violente. Le vaisseau Amiral de  Villeneuve est en détresse.
Le capitaine Lucas Commandant le Redoutable, suivant dans la ligne d’attaque,  s’engage aussitôt contre le HMS Victory. Les fusiliers armés dans le gréement, arrose le pont de l’Anglais à l’aide de leurs mousquets. Le Français prend rapidement le dessus, en quelques minutes le vaisseau amiral Anglais est réduit au silence. L’amiral Nelson est mortellement blessé durant cet affrontement.


Mort de L’amiral Horatio NELSON

Le capitaine du Redoutable se prépare à monter à l’abordage, il prépare ses compagnies d’assaut sur le pont. Mais le vaisseaux Français de deux ponts est plus petit que son ennemi, vaisseau de trois ponts, il devient compliquer d’escalader l’Anglais avec les mouvements des bateaux accentués par la houle.
Le HMS Temeraire engage le Redoutable et vient en aide au HMS Victory. Les salves de canons ravagent le pont tuant bon nombre des soldats des compagnies d’abordage. Le HMS Victory ne sera pas pris.

Le Redoutable (centre) en prise avec le HMS Téméraire et le HMS Victory (Louis-Philippe Crépin)

Le Commandant de l’avant-garde Français ne suit pas les ordres de Villeneuve et ne vient pas au secours de la flotte, se tenant à l’écart de la bataille.
Seul le commandant de l’Intrépide, la Capitaine Infernet se porte au secours du navire amiral, le Bucentaure.
L’arrière garde est décimée par l’efficacité au combat de la deuxième ligne Anglaise sous les ordres du Vice-Amiral Collingwood.
Nelson rend son dernier soupir à 17h30, au même moment l’Achille explose, la bataille est finie, les Anglais ont gagné la bataille de Trafalgar.
Durant la bataille, le Bucentaure se rend au commandant du HMS Conqueror, Villeneuve est fait prisonnier.
L’avant-garde, fuyant le combat n’aura pas la chance de regagner la France, le 3 novembre 1805, elle est intercepté par la flotte Anglaise commandée par le Commodore Sir Richard Strachan. Tous les vaisseaux Français sont défaits et capturés.
Pour l’Angleterre la victoire est totale, mais elle perd son plus brillant commandant Horatio NELSON, blessé par balle au cours de l’assaut. Ce n’était pas sa première blessure au combat, il avait déjà perdu un bras. Malheureusement sa blessure est mortelle, il ne verra pas la victoire de la flotte ni la réussite de sa stratégie.

La mort de l’Amiral Lord Nelson (Arthur Devis – 1807). The National Maritime Museum, Londres

Quelques idée reçues sur la bataille de Trafalgar
+ La bataille sauve l’Angleterre d’un débarquement et d’une invasion de la Grande Armée française.
Le matin du  21 octobre 1805, jour de la bataille de Trafalgar, le projet de l’Empereur d’envahir l’Angleterre est reporte depuis plusieurs mois. La Grande Armée a quitté Boulogne le 26 août 1805  en marche forcée vers l’Est de l’Europe. Elle remporte la bataille de Ulm le 20 octobre face à l’armée autrichienne.
Le 21 octobre,  Napoléon est en Allemagne et n’est informé de la défaite de sa flotte  que le 28 novembre. Et ce quelques jours avant sa victoire a Austerlitz le 2 décembre 1805.

+ Depuis cette défaite, les marins français portent en permanence, aujourd’hui encore, une cravate noire en signe de deuil.
Le port de la cravate noire par les marins français apparaît officiellement qu’à compter du 5 mai 1804 (15 floreal an XII) par l’arrêté qui réglemente les uniformes de la marine.
De même la légende selon laquelle Napoléon tenant responsable les officiers de la Marine la défaite de la bataille de Trafalgar en raison de leur l’acheté, décida pour les punir qu’on ne leur dirait plus ≪ Mon ≫ l’abréviation de Monsieur devant leur grade, est fausse.
Cette règle n’était pas appliquée dans la marine Royale, elle ne l’ai pas non plus dans la marine marchande.

+ Après la bataille, Napoléon se désintéresse totalement de la marine.
Dés 1806-1807, l’Empereur entame la reconstruction et réorganise la marine. Il achève sa refonte administrative et la dote de grandes institutions. Le conseil de marine (22 juillet 1806), le conseil des constructions navales (29 mars 1811), le conseil des travaux maritimes (7 fevrier 1800) et les Préfectures maritimes (27 avril 1800).
Il créé les Bataillons de la marine impériale et les Équipages de haut-bord. Il imagine des écoles flottantes afin fin former les futurs officiers. C’est écoles seront mises en place en 1810 à Brest et Toulon.
Il multiplie les infrastructures portuaires et les arsenaux à Cherbourg, à Gènes, à Trieste, à Venise ou encore à Anvers.
Le budget de la marine, deuxième de l’État, reste stable et les constructions navales ne cessent d’augmenter. En 1814, la Marine française est quantitativement au niveau de celle de 1789. La qualité de construction est loin d’égaler la facture royale et elle souffre d’un retard technique au regard des autres flottes.
De plus des équipages confirmés manquent cruellement.

[1]Accident survenant à un navire
[2]Port de la Corogne, Nord de l’Espagne.
[3]11 Vaisseaux de lignes de 80 canons, 6 Frégates et 2 Bricks.
[4]Vaisseau de 74 canons.
[5]Vaisseau de 118 canons.
[6]Her Majesty’s Ship (HMS)
[7]     Manœuvre qui consiste à passer par le vent arrière pour changer d’amure (orientation des voiles en rapport au vent)
[8]Vent orienté Sud-Ouest.
[9]    L’Angleterre attend de chacun qu’il fasse son devoir